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Eros et Thanatos

Ici, nous parlerons photo, livres, le tout en rapport avec les choses du sexe.

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vendredi, septembre 28 2007

Ping-pong ...

Est-ce la forme appropriée? Peut-être que le commentaire sur le billet intéressé aurait-été suffisant?

En mal de billet, je vais plutôt faire le jeu de la passerelle. Le billet donc il est question, au départ, est donc celui-ci.

Laurier nous propose une distinction plus sémantique que "morale" entre la pornographie et l'érotisme. Si je souscrit en partie à ce retour aux sources, je crois que cependant l'eau a couler sous les ponts et que les enjeux de pouvoirs, d'argent, de religion, et de contrôles des citoyens - désormais de plus en plus consommateurs que citoyens - font que les choses ont glissées, et que l'usage courant d'un vocable dans une société demeure plus porteuse de sens dans "ce que ça dit de l'état du monde" au moment ou on le regarde, que l'usage du même terme dans une langue - un argot - de professionnel. La perversité de tous les jours n'est pas celle du psychiatre.

Disons, aussi, à l'adresse du lecteur, que ce billet n'est pas une polémique avec Laurier, mais un rebond de ma part pour essayer dans ma petite paroisse intime de faire le ménage serait trop dire, mais voir comment ça peut être mouvant, comment on peut - si possible - tirer un peu sur la pelote ... rien ne nous garantissant cependant d'avoir un beau pull à l'arrivée ... mais bon, c'est tricoter qui est intéressant, ou c'est de finir l'écharpe?

L'argent serait donc l'objet qui ferait que l'éros passerait en pornè (courtisane). De la vente de son corps contre des rapports charnels, le pornè à fini par prendre aussi en charge la représentation de l'acte sexuelle, que se soit sous la forme de l'image, de l'écrit, ... , et l'évolution des technologies aidant de la photographie et du cinéma. Si au sens stricte de la langue, le rapport à l'argent me semble pouvoir être satisfaisant, ou une piste intéressante, il me semble qu'à la confrontation de la réalité d'aujourd'hui la chose ne tienne plus tout à fait - sauf à dire, que toutes productions d'éros qui instaurait un échappe monétaire (entre le peintre et le modèle, puis entre le peintre et l'acquéreur de la toile, par exemple) ferait basculer dans un camps plutôt qu'un autre l'oeuvre... Quiconque photographiant une fesse, mais la payant, ou la vendant, serait alors pornographe. C'est ici - avec peut-être un brin de mauvaise foie amicale, ou une mauvaise lecture, ce n'est pas à exclure - que je pose je fais mon schisme avec Laurier. Je pense que le rapport à l'argent est bien sûr toujours présent dans l'industrie du porno (mais comme dans toute industrie) mais qu'on ne peut pas faire l'impasse sur ce qui est montré. Que l'on peut aussi faire de la pornographie sans argent, et internet aidant (par exemple) en assurer une diffusion gratuite.

Si, bien sûr, la définition personnelle de Laurier est tout à fait acceptable, je vais rester plus basique et m'en tenir à la définition que je m'en fais : "La pornographie est la représentation explicite d'actes sexuelles". Pour en donner une autre, qui pose aussi plein d'autres problèmes, mais que j'aime bien aussi justement pour les problèmes que ça pose , serait celle qui, paraphrasant Bergson dirait : "La pornographie, c'est de la technique plaquée sur de l'humain." - c'est class quand même! Non??

avant de vous lâchez la grappe, je vais quand même finir en disant juste qu'effectivement, ce qui m'intéresse quand je fais de la pornographie ce n'est pas la stricte volonté de montrer mécaniquement un emboitement entre un anus et un gode, mais l'invisible trouble que ça fait, à celui qui regarde/enregistre, à celle qui se le met, pour elle et se sachant regardée / enregistrée, et plus tard exposée ... C'est donc, la part d'humain que je "cherche" dans la pornographie, précisément là où l'on croit qu'il n'y en a pas.

Modif :
je devrais dire : précisément là où l'on croit qu'il n'y en a pas; là ou l'industrie de la pornographie c'est évertuée à l'ôter pour répondre à deux exigences du marché : la vidéo à domicile - volume des ventes - et le pouvoir politique règlementant plutôt qu'interdisant... (enfin, bon, j'arrête là, sinon on repart dans un truc ...)

(La discrète - 2007) - Eros? Pornè? Art? Provocation?

(Si après un tel machin, vous ne courez pas acheter votre pass pour "LBN (X-plicite gallery)" pour voir combien je suis un génial pornographe, c'est a désespérer! :-) )

samedi, mai 12 2007

PORNSCAPES

Pierre Radisic, avec PORNSCAPES (aux éditions Goliath) nous réjouit.

De la pornographie, sans aucun doute. Du sexe en érection, du sperme, du sang, de la pipe, de la pisse, de la sodomie, de la pénétration, ... A l'autre bout, de l'amour (avec du coeur, avec du corps). Entre les deux, un auteur. Et c'est bien sûr cette présence, qui fait toute la diffèrence. Quelqu'un qui affirme sa position, son point de vue, qui veux que l'on fasse comme si il était là, et non comme si il n'y était pas ... sans pour autant tordre le réél, l'organiser pour la photographie. Difficile, cependant de faire comme si il n'y est pas, puisque le travail est principalement de l'auto-portrait. Mais la chose est plus fine. Ce n'est pas tant lui-même et sa compagne qu'il met en scène, que les sentiments qui les traverses (les habites). Ces moments de vie, pour faire photographie, avaient besoin d'une écriture. Une écriture, c'est-à-dire quelqu'un qui fasse déborder la chose, ouvre, et en cristalisant le temps, l'acte sexuel et l'émotion de l'instant, fasse le travail inverse de la pornographie industrielle : dé-objective le corps.

Pierre Radisic - Pornscapes

Pierre Radisic - Corps Célestes



dimanche, janvier 29 2006

C'est pas l'problème (2)





Mais finalement si nous avions tort?
Interroge X-Addict à propos du billet précédent. Question qui n'avait totalement échappée. Pas parceque drapé de haut dans un savoir ou que sais-je. C'est juste un blog, des billets d'humeurs, des conneries, des trucs un peu sérieux parfois, pas une vérité, sinon la mienne qui vaut pas plus trippette que celle de mon voisin (sauf quand il joue - très mal - de la guitare à trois plombe du mat'), et qui parfois n'a pas une durée de vie supérieure au temps mis à être rédigée. L'eau sous le pont coule, la pensé s'échappe, est mobile.
Pour la brève "analyse" de voissa. C'aurait pû être ailleurs. Voissa à l'avantage d'être spécialisé dans la chose, il y a donc aussi un effet de concentration (mais sur over-blog, ou 20-6, ou tout autre fournisseur de blog gratuit en cherchant, on doit trouver aussi l'équivalent). Concentration du sujet, et concentration des "clients" du sujet. C'est donc d'autant plus flagrant là, ailleurs dillué. Ainsi, donc, je regarde Voissa comme ça... et la répétition de la viande est là, présente, prégnante, et pose questions. Les réponses (parcellaires) que l'on se donne n'ont pas vocation à avoir raison ou tort. C'est le travail du regard, le point de vue d'un spectateur (ils s'offrent en spectacle d'une certaine façon), des conclusions sémiologique vagues et non dogmatique (par exemple la question de l'espace, si je la trouve juste pour ce sujet, je peux me la poser autrement pour un autre sujet. Et elle ne se pose pas seule, elle est bien sur en relation avec tous les autres élèments de l'image et de leur agencements. Ceci dit, la question de l'espace en photographie est une question fondamentale - pardon d'être sérieux deux secondes).
Je ne peux de toute façon qu'avoir raison et ils ne peuvent de toute façon qu'avoir raison. Je dis ceci, non pas pour faire l'économie d'une facherie, mais parceque ça n'est pas fait pour l'Autre, le jeu du blog perso porno n'a pas d'enjeu d'altérité, de partage ou d'échange - ce ne sont pas des "artistes", la photographie n'est qu'un support et non une question (pourtant ça produit de l'image). C'est un système clos qui se suffit à lui même, et quand il y a retour, ce n'est que pour rassurer - la possibilité de débat, de critique, y est d'ailleurs impossible : regardez comme ma femme est belle, et comme je la boure bien! on ne peu rien argumenter, penser, contre cela. C'est brut et sans appel. C'est bien de la "pure pornographie" (dans le sens ou nous sommes au plus près du rien en matière de technique photographique, de mise en scéne, de représentation. Nous sommes dans le plus petit dispositif possible pour fabriquer de l'image; à la frontière de la représentation et de la présentation, de l'exposition). Et sans aller jusqu'à trouver cette charnière passionnante, je la trouve intéressante (en tout cas n'y pose pas de jugement de valeur) car me posant des questions en tant que fabriquant d'images (pornographique ou pas), mais aussi tout simplement en tant qu'homme.

samedi, janvier 28 2006

C'est pas l'probléme





X-Addict a le chic pour me piquer mes idées de sujets. Je n'ai qu'à être plus rapide quand j'ai une idée ... Déjà, j'en ai pas beaucoup, si en plus je suis lent ...
Je m'étais, comme lui, donc fais une tournée dans un monde étrange et bizarre : les voissa blogs. C'est étrange. Y'a de tout et surtout de tout. Quelques remarques comme ça donc en passant ... Beaucoup de blogs sont des sortes de machines de recyclage du porno que l'on trouve partout (la blonde américaine refaite de tous les côtès ... surtout les seins). Le propriétaire ici se constitue (je suppose) une sorte de best-of... c'est du blog, mais pas trop perso.
Une autre famille, c'est le vrai-faux couple. Martine (à Paris) s'appele Sonia (à Lyon), puis trois blog plus loin Christine (à Cherbourg) et parfois Lucie (au Canada) ... Sympa, grande voyageuse et ayant des tas d'amants (car bien sûr, à chaque fois Martine-Sonia-Christine-Lucie est la petite amie chaudasse du mec qui a le blog). La supercherie n'est généralement pas fine (parfois, les signatures des photos sont mal, pas, éffacées) et vite détectée ... Bien que dans le genre il y ai de vrais artistes ... mais bon, pas trop perso non plus comme truc.
Puis enfin, le graal, le vrai blog perso. Et là ... ben ... comment dire ... la chair est triste ... Beaucoup de blogs avec une vie plus que courte. Un billet, deux billets ... plus rien. Beaucoup de photos sans corps. Sans corps entier. Du gros plan (les parties génitales). Du gros plan, de la bite, de la chatte, au repos, en action, de la bite dans de la chatte, de la bite dans de la bouche, dans du cul ... mais pas de corps entier. Du morceau. Le degré zèro de la photographie ( c'est normal, la photographie n'est pas le sujet - ils ne font pas une photographie, ils photographient leur bite, la chatte de leur femme, ils photographient qu'ils baisent leur femme, ils ne photographient pas ce que ça fait de baiser leur femme, parceque ça c'est pas le sujet, le sujet c'est d'exposer leur sexualité, de la confronter au autres, de vérifier que leur sexualité est normée - la demande de commentaire est là pour avoir confirmation de la norme). Pas de corps, du gros plan, donc pas d'espace. L'espace c'est l'imagination de la photographie. C'est là qu'elle travail, que le corps s'inscrit, prend vie. Pas d'espace, pas de vie. Pas de vie, pas d'humain? Non, pire, pas d'humanité. Pas d'humanité : un objet. De la pure pornographie.

mercredi, décembre 28 2005

Milk

Une figure réccurente de la photo porno ou érotique ("érotique", c'est fait pour la masturbation - disait Catherine Breillat l'autre jour dans une interview sur france culture, d'ordinaire elle à un petit quelque chose qui m'énerve - gentillement - mais là, je l'ai trouvé touchante... Elle parlait aussi du procès fait à Brisseau... Elle a raison quand elle dit qu'on lui aurait sans doute foutu plus la paix s'il avait des films pour le (défunt) dimanche minuit de M6 )...

Une figure réccurente, donc, de la photo porno, érotique, ( ai lus aussi un article dont j'ai, hélas, perdu la trace, sur l'élitisme de la pornographie, celui-ci concluait dans une formule approchante : je déteste le porno, mais j'aime la pornographie. La distinction sémantique entre "porno" et "pornographie" est bien le sel de la formule. Nous sommes, en définitive, plus souvent confronté à un "porno" qu'à de la "pornographie", dans le même registre d'idée, on peut aussi se demander si nous ne sommes pas tout autant plus soumis à de la "photo" qu'à de la "photographie".

Une figure réccurente la photo porno, et dont j'avoue humblement que la chose m'échappe - il me faudra sans doute un jour me pencher sur la question ... - est la figure de la jeune femme qui engage une conversation toride avec sa bouteille de lait. Invariablement, la belle est maladroite, et fini par se tartiner la poitrine et tout ce qui se trouve en dessous avec le précieux brevage. Ou alors c'est une cochonne qui ne sait pas boire et qui en fout partout. La photo porno étant destinée à un public masculin, nous ne nous poseront pas la question de la sensation que doit éprouver la personne à devoir faire un pareil gachi (d'ailleurs on ne se pose jamais la question de ce que peut ressentir la fille sur la photo... ). On reste quand même plus circonspect sur les raisons de la présence d'une bouteille de lait dans à peu près m'importe quel endroit, et encore plus dubitatif sur le pouvoir érotique (érection) d'une telle vision... mes camarades mâles auraient-ils des phantasmes d'éjaculation d'éléphant?

lundi, novembre 28 2005

Dico Porno



Petit extrait de la quatrième de couv :

Loin de vouloir la rendre belle ou laide, mauvaise ou bonne, ce premier Dictionnaire de la Pornographie a pour unique ambition de mieux connaître, à partir de points de vue souvent opposés, une pratique culturelle qui reste privée et marginale mais qui, aujourd'hui, n'a jamais atteint un tel degré d'industrialisation et de médiatisation.

Début d'une définition ...

MORALE
Les représentations sexuelles explicites n'ont pas toujours été censurées, et, lorsqu'elles l'ont été, ce fut souvent pour des raisons religieuses (elles étaient jugées "blasphématoires") ou politiques (elles étaient jugées "subversives"). Selon certains historiens, à partir du XIXe s. et dans le monde dit occidental, une nouvelle justification publique du contrôle ou de l'interdiction de la production, de la diffusion et de la consommation de représentations sexuelles explicites est apparue : l'immoralité. Différents "entrepreneurs moraux" (des réformateurs sociaux, des patrons paternalistes, des philantropes, etc.) ont essayé de convaincre le grand public que ces représentations étaient "indécentes", "licencieuses", susceptibles de "dépraver", de "corrompre les moeurs", d'inciter à la "débauche", d'éveiller les "instincts humains les plus bas" (lascivité, luxure, concupiscence, etc.), de porter atteinte aux valeurs de la famille, du travail, de la patrie, d'entraver l'épanouissement de la jeunesse etc. (Arcand, Hunt). La qualification d'"obscénité", sous le chef de laquelle toutes sortes de sanctions légales ont commencé d'être administrées à cette époque, recouvre en fait cet ensemble de jugements moraux négatifs.

La suite fait bien une bonne page et demi... Pour reprendre un bout de la chose : Différents "entrepreneurs moraux" (des réformateurs sociaux, des patrons paternalistes, des philantropes, etc.) ont essayé de convaincre le grand public que ces représentations étaient "indécentes" et pour le mettre en regard (sans malice aucune) avec, par exemple, cette réflexion prise sur un blog : Les photos de mauvais goût, cela donne du porno ou dans un moindre mal, de la photo érotique. Les photos avec une véritable recherche esthètique, cela donne de l'art. Cela me laisse croire, que les "entrepreneurs moraux" ont bien travailler, et qu'il reste encore du boulot pour mettre fin à cette équation : porno = vilain, pas beau.
Si ce dictionnaire peut faire que ce jugement moral négatif systématique pouvait prendre un peu de plomb dans l'aile ... ça serait déjà ça!
Bonne lecture :-)

samedi, novembre 26 2005

les PUF porno



PUF ... Non, ce n'est pas une vague honomatopé pour désigné un vague soufflement. C'est une maison sérieuse - enfin, je crois, j'espère - et ça veut tout bonnement dire Presses Universitaires de France - comme quoi c'est sérieux. Et voilà t'y pas que sous la direction de Philippe Di Folco, la - donc - sérieuse maison édite un ouvrage bien étrange (à priorri) : Dictionnaire de la pornographie. Un petit détour par la librairie la Musardine, fît de moi l'heureux propriétaire de l'ouvrage, j'ai comme ça profiter de l'occassion pour feuilletter le livre de Petter Hegre sur Luba - elle est jolie - et sans regret ne pas l'acheter. Le dictionnaire de la pornographie à bien moins d'images - aucune en fait - mais finalement me semble d'un contenu moins directement disponible sur le net. De retour at home, j'effeuille le livre et tombe sur Pierre Guyotat (ça ne peut donc pas être un mauvais dictoinnaire) et quelques entrées plus haut découvre un article consacré au godemiché, l'entrée précédente étant : Godard (et la pornographie). Non, vraiment, ça m'a l'air d'être un bon achat.

vendredi, août 12 2005

Y'a surement rien à comprendre (II)

Après l'exploration lexicologique précédente
sur les photographes et modèles du wouaibe
un petit tour sur le mode descriptif des nuances
de la chose.
Méthode (toute scientifique, il va de soi):
- Prendre un site réalisant une classification forte.
- Ne pas trop faire cas de la qualité de la chose.
- Regarder ce qu'il y a dans la catègorie.
- c'est un bon début!

Donc, un site, quasi pris au hasard chez google
L'avertissement niais - mais incontournable - de
circonstance :
Bienvenue sur ce site dédié à la beauté féminine.
Ma démarche est de valoriser mes modèles à travers les images que nous réalisons en totale collaboration.
Ca doit être une obligation légale de valoriser et
rendre hommage à la beauté féminine ...
Nous trouvons là les catègories suivantes :
Lingerie, Portraits, Portraits nus, Nu classique,
Parties du corps, Erotique. Tout un programme!

Portrait : Cadre classique sur un visage.
Tout va bien. Studio, fond noir. On note des épaules dénudées,
mais le visage est le sujet.
Portraits nus : Si, si!! Je sais pas pourquoi,
mais c'est l'appellation la plus rigolote pour moi.
Studio, fond noir. Le corps est nu, photographié dans son
intégralité. Le visage est présent, non dissimulé. Les attitudes
sont sans ambiguïté, un corps asexué.
Lingerie : Galerie vide (???!!!)
Parties du corps : Studio, fond noir.
Le visage disparait, le corps occupe une grande partie
du cadre. Si celui-ci est plus serré, il présente cependant
plusieurs partie de l'anatomie (sein, main, taille, fesse, sexe
entre dedans - ce n'est pas du "détail") qui reste un objet
plastique asexué. La diiférence avec le "Portraits nus" est
l'anonymat.
Nu classique : Studio, fond noir.
Retour au cadre du "portraits nus" - soit un peu plus large
que "Parties du corps" - avec simplement l'effacement, ou la
disparition du visage.
Erotique : Studio, fond gris. Le visage est présent ou pas, le cadre reste plutôt large
le corps reste toujours aussi neutre (pas la moindre trace
d'expression d'une quelconque sensualité, sexualité,
de plaisir, l'érotisme contient quand même thèoriquement
une certaine charge érotique? Non? Un peu d'émotion?).
Mais il y a une grande différence - énorme même :
jusqu'alors nous étions avec un fond noir, neutre, dissimulant
le plus possible les objets éventuels (table pour s'allonger
par exemple) alors que là, ce qui semble faire - rendre -
la chose "érotique" c'est l'usage dans le champs d'objets
(chaise, tatouret élégamment entortillé dans un tissus)
identifiables, et avec lesquels le modèle peut "jouer".

Pour ne plus faire d'erreurs donc : un fond neutre,
sans accessoire, produit une photographie de nu. Si
on voit la tête de la personne photographiée, c'est du
portrait nu, quand on la voit plus (moins bien) c'est
du nu classique, si vous vous rapprocher (un petit peu,
pas trop) c'est du Partie de corps et si vous avez le désir
de rendre tout cela érotique, il vous suffit de mettre
une chaise de jardin dans le cadre et de poser dessus
votre modèle favorie.
Elle est pas belle (et simple) la vie!! (??)



la semaine prochaine "les sites amateurs" ;)

mercredi, août 10 2005

Y'a surement rien à comprendre

Notre belle langue (qu'à loisir je maltraite - désolé ) française
est riche de nuances, de finesses, de petites variations qui nous
autorise à ne pas confondre un commun chat de gouttière avec
un classieux Abyssin. Notre belle langue a aussi (dans sa grande sagesse)
inventé le concept de synonyme ("Il se dit d'un mot qui a, à très peu près,
le même sens qu'un autre, comme péril et danger, mort et trèpas...")
- oui, le Littré de la toile a bien de l'humour dans ses exemples -.
Le photographe (les modèles aussi) - amateur - (??!!) à bien compris
tout les avantages qu'il pourrait tirer de notre belle langue.
Ainsi, il catégorise son activité - à l'extrême, au non-sens - de
photographe de fesses de (jolies) femmes. Ca passe mieux quand
il y a un ruban rose ... Avouons que dire "je fais des photos de culs"
c'est nettement moins évident à placer en société que de dire :
"je fais de la photographie érotique pour magnifier l'image de la femme".
[entre-nous, si des fois, on pouvait lui lâcher la grappe, à La Femme,
avec son image de Sainte-Vierge-Athlète-de-haut-niveau-trentenaire-et-parfaite
ça lui ferait des vacances, et éviterait à celles qui ont des désirs, des fantasmes
(qui les exprimes) de se faire traiter de salopes par d'autres femmes
oeuvrant pour leur libération malgrè elles (les pauvres, elles ne savent
pas ce qu'elles font). ]
Il y a donc (et sans doute de façon non exhaustive) :
du charme, de l'érotique, du fétish, du soft, du nu, du nu académique,
du portrait nu, de la lingerie, du coquin, ...
A lire des petites annonces de modèles on trouve même des choses
qui peuvent conduir à la perte de son latin : "pose pour lingerie, charme,
mais non érotique - X et vulgaire exclut". D'autres arrivent à mieux
segmenter les choses : "charme ok, nu et érotique interdit" Ah!!!???
Les Casta et Sieff en herbes ont visiblement des problèmes de langues
mais s'accordent tous sur une chose : pas de X, pas de vulgaire (la moral
est sauve). On se rassure en considérant l'ennuie et la vulgarité
de leurs photos de charmes... qui ne sont rien d'autre que de plate
photos de cul ...

lundi, juillet 4 2005

Trauma ;)

Y'a toujours des trucs rigolos à faire !

La vidéo porno, c'est comme on dit de
l'audio-visuel.
Pour le visuel, ben c'est ... y'a de tout,
on va dire. Une reflexion de femme, en passant:
si les nanas des fois elles sont pas mals,
pourquoi on a toujours droit - nous les filles -
a des mecs ... euh ... moches???!!!!
C'est vrai, vous n'êtes pas souvent à la fête!
Empiriquement, je dirais que c'est parceque
c'est pas fait pour vous ... (les chiffres les plus
"optimistes" évoquent une clientèle de couple
de l'ordre de 25 à 30%, qui les regardera?
on ne le sais pas!).
Et l'audio? Oui, parceque c'est l'audio qui est rigolo!
Nous avons l'option son direct - il faut pouser
des grands cris, très fort, et tout le temps. C'est comme
cela que l'on sait que la dame est heureuse. D'ailleurs elle
le confirme de temps en temps, par des grands
OOOUUUUUUIIIIIIIIIII... ENCORRRRRRE
Pour les versions doublées, même combat!
Soit nous avons de la musique - elle adoucit les moeurs.
Musique qu'aucune société d'ascenceur - par crainte
d'un mouvement de suicide de masse - n'ose utiliser.
Une variante consiste à mettre en bruit de fond
les cris de la dame - toujours heureuse de se faire pilonner
par le garagiste qu'elle à rencontrée une minute plus tôt.
Mais pour ne pas être distrait par tout ce magnifique
environnement sonore, on peut couper le son.
Une autre monde s'offre au spectateur ...
On y voit plus clair, et le "sur-jeu" en devient
(si besoin) totalement apparent, grotesque.
Les visages déformés dans le mime du "plaisir"
pourraient faire bonne figure dans n'importe
quel film d'épouvante...
Je disais quoi, à oui!
Le porno, c'est du cinèma.

lundi, mai 16 2005

de la problématique de la pornographie ...

Avec un titre pareil ... y'a-t-il besoin de prévoir de l'aspirine?
Stock péte un câble, et se prend pour un docteur en pornographie?
Faut-il alerter ses proches, la fin n'est pas loin?

En vrac ...

Dans nos sociétés modernes, à y regarder d'un peu près - ou de loin -
la représentation du sexe, de la mécanique des corps reste une cible
priviliégié des défenseurs de la "morale" et des "bonnes moeurs" :
au cinéma, l'affaire Baise-moi, l'interdiction tardive - en fin d'exploitation
en salle, mais quand même - de Ken Park, en littérature, les remous de
rose bonbons qui s'en tire mieux que Louis Skorecki - et son éditeur -
auteur de l'excellent Il entrerait dans la légende -
(la liste n'est pas exaustive). On notera au passage avec cette
dernière affaire que la censure s'en est prise à un livre, elle préfére
d'ordinaire concentrer ses attaques sur les arts visuels.
Il est remarquable aussi de relever que les demandes d'interdictions
- inutile d'en préciser l'origine - paradoxalement (?!) se font à l'encontre
des formes artistiques générales (cinéma, arts plastique, littérature, etc)
et que la pornographie en tant que genre classifié comme tel
bénéficie d'une relative tranquilité (1)
C'est donc lorsque la pornographie vient se glisser dans une
oeuvre "classique" qu'elle provoque les réactions les plus violentes;
quand la pornographie intervient hors de son ghetto (d'une
certaine façon), quand elle retrouve de l'impact, de la puissance,
quand elle n'est plus une farce, un simulacre, le mime de la
sexualité, quand le sexe redevient dangereux, fait peur, émeut,
trouble, quand il a à voir avec nous, qu'il est complexe,
humain oserons-nous avancer, quand la pornographie à un sens
alors elle retrouve ses détracteurs.


(1)[ Complice ou forcée, l'industrie pornographique a choisi, dans les
années 70/80, la politique du " marché". Vendre au plus grand nombre
et avoir une existence "légale". Cette recherche passe par de bas coûts
de production qui par conséquence a des effets sur la qualité :
le produit est qualibré, vite fait, le désir uniformisé, la sexualité
apauvrie, mise en une forme invariable - fellation, pénétration vaginale
(aujourd'hui anale également) puis éjaculation hors du corps de la
femme, pour signifier le plaisir masculin (autre débat que celui de la
représentation du plaisir, et des relations hommes/femmes ...).
Techniquement, les cadrages interdisant le hors-champs,
bannissent toutes formes d'évasions, d'imaginaire...
La chair est triste et légale; la pornographie ne fait plus que de la
pornographie : elle n'est plus subversive. Les pouvoirs publics règlementent,
contrôlent, et réalisent au final une opération optimale, il n'est plus
nécessaire d'interdire : la coquille est vide! ]

mercredi, avril 27 2005

Pas d'accord !!

Commentaire du commentaire :

Oui, chez toi
(note : ce n'est pas LBN dont il est fait référence)
et quelques autres, on peut encore croire à la photo de nu artistique, mais faut chercher ... Il n'y a qu'à voir les annuaires spécialisés, beaucoup de porno, très peu d'art, c'est d'ailleurs, je pense ce qui vaut à Anna des commentaires peu délicats sur son livre d'or (encore un hier je crois, pas mal grassouillet) c'est que la grosse proportion de ses visiteurs viennent de "sexyloo" qui ne donne pas forcément dans le soft, on comprend qu'ils soient déçus. Tu en montre de moins en moins, et à mon avis, c'est tout à ton honneur, pas la peine d'en étaler pour faire du beau, tu le sais bien (il en reste une ou deux que je trouve douteuses du point de vue artistique lol ). Le sujet, en fait c'était vraie / fausse amatrice et j'ai un peu débordé sur payant / pas payant, mais tu connais bien les sujets qui dérivent, ce sont d'ailleurs les plus vivants. Mais Stock a surement aussi son grain de sel à mettre.
Fin de citation

Le grain de sel de Stock :

Le sujet de départ était ''ils nous prennent vraiment pour des cruches'' ( pour synthétiser un peu ma pensée ).
Le sujet ''payant/pas payant'' fera sans doute l'objet d'un billet tantôt.
En préambule de ma réponse ''pas d'accord'' je vais m'auto-siter (trop fort) en vous livrant le texte ''d'explication'' que j'ai commis pour la sulfureuse "x-art Galery" :
Erotisme? Pornographie?
Ce sont là deux ''notions'' assez volatiles : à tel point qu'en avoir une définition précise reléve du casse-tête.
Ce qui sera ''pornographique'' pour vous sera simplement "érotique" pour d'autres; ce qui était "pornographique" hier, peut être perçu aujourd'hui comme "érotique". Suis-je producteur de "pornographie", ou mes réalisation sont-elles des "photographies pornographique"? ou des "photos érotique"? C'est donc par défaut que j'emploi le terme "pornographie" - parce que mes photos sont une "représentation d'actes sexuels." Je ne renie pas le mot, mais souhaiterais qu'il soit pris dans une acceptation large et débarrassé du fond péjoratif qu'on lui prête parfois.

Donc, faisant de la pornographie, je suis pornographe. La question n'étant pas là, mais de savoir de quelle manière on l'est!
Alexandre Jardin et Henri Michaux sont tous deux écrivains (hélas), pourtant on notera une différence entre les deux... (laissons l'ange passer).
A lire le commentaire de départ, on à la vague impression que de la vertu est prêtée aux gentilles jeune femmes qui en toute innocence dévoilent un sein, et qu'une certaine oprobe plane sur les vilaines qui s'exposeraient le sexe ouvert avec un doigt dedans. Classification un peu brusque, et qui pose un jugement de valeur sur la personne - c'est réducteur, et la maman peut être aussi putain (faisons un sort au film d'Eustache : La maman est la putain).
En montrer de moins en moins relève d'un choix tout aussi personnel que d'en montrer de plus en plus et il n'y a pas d'histoire d'honneur là dedans. Ni trop de commentaires à faire sur des choix qui ne concerne que celles qui désirent en faire plus ou moins.
On peut faire fort laid en montrant peu ou beau en montrant beaucoup - la qualité n'est pas soumise à une loi qui serait en relation avec le pourcentage de peau dévoilée. La femme qui choisie une expression photographique pornographique reste toute aussi aimable que celle qui jouerait  juste l'érotisme. Nous retombons d'ailleurs ici sur le problème de la définition de l'un et de l'autre... Comment qualifier les photographies de fellations, de pénétrations, ..., faite par Man Ray ou Ralph Gibson, ou les scènes saphiques de Sieff ? - ne parlons même pas de Mapplethorpe et des autres.
Erotique? Pornographique? On peut dire que c'est beau, que c'est de l'art et en exclure le caractère pornographique - ce qui revient à dire que la  pornographie est nécessairement laide - pourtant Man Ray photographie une pipe, c'est beau et puisque c'est une pipe c'est pornographique - donc la pornographie n'est pas nécessairement laide - la notion du beau elle aussi est très discutable - mais c'est un blog de cul ici, pas un cours d'histoire de l'art ... La porte de secour serait de dire : c'est n'est pas pornographique, c'est artistique. Mais ce serait faire preuve d'un aveuglement terrible  que de nier le sujet: une pipe. La définition de la pornographie par la représentation des parties génitales, ou d'actes sexuels est donc insuffisante - celle que l'on rencontre le plus fréquemment, pourtant (quid dans ce cas des planches anatomiques, des représentations médicales, ou de ... la statuaire Grec ...?).
Il en faut donc plus pour que la chose soit érotique (ou pornographique). Le législateur, à un moment, introduit une extension à cette définition : dans le but de provoquer l'excitation chez le spectateur. Il nous faut donc là supposer les buts de l'auteur. Ce qui pose aussi problème : Man Ray cherchait-il, avec sa pipe, a nous exciter? Où ses buts étaient-ils différents? Avait-il seulement un but?
D'autres définitions ôtent l'idée du but, et ne prennent en compte que le résultat - l'auteur n'a plus besoin d'avoir des intentions la définition est en quelque sorte retournée. Ca ne simplifie pas vraiment le truc : les pages lingerie des catalogues de VPC apriori n'ont pas d'autres but que descriptif, on remarquera que bon nombre de jeunes gens les ont utiliser à une autre finalité ...
N'arrivant pas a avoir de définition satisfaisante de la pornographie (et par conséquent de l'érotisme) - hormis un jugement de valeur propre -  et l'idée (fausse) d'un respectable érotisme et d'une méprisable pornographie (c'est sans doute là que l'on place la ligne de partage, mais on ne m'ôtera pas de l'idée qu'une photo d'un doigt dans un sexe n'a rien de méprisable, rien de contre nature, rien de sale, rien d'indécent, rien de contre la dignité humaine, ... ).
Le côté bonne conscience de l'érotisme est généralement producteur d'un ennuie sans fond - il n'y a qu'a voir les tonnes de sites de photographes amateurs qui mettent en ligne les fesses de leur femmes avec des tonnes de précautions et d'avertissement :attention nous sommes respectables, nous ne cherchons que la beauté, pas de cul ici, que de l'amour, de la délicatesse ... enfin, bref, des tas d'âneries pour éviter d'avoir à s'avouer que le minou ça leur fait quelque chose - si cela ne leur fait rien, on se demande alors pourquoi ils s'y intéressent, ils peuvent photographier les nuages, c'est aussi très beau! Tout ceci bien sûr étant une façon de s'opposer à la sale pornographie, un truc pour mecs pas normaux.
Pour ma part, je reste défenseur de la pornographie (l'idée de - si l'on veut) mais n'étant pas tout à fait aveugle, je m'accorde à dire qu'il y a plusieurs façon de faire de la pornographie, et que certaines façons me plaisent plus que d'autres; que le pavillon chinois de Gibson (une photo pornographique) me touche mille fois plus que n'importe quelle photo érotico-respectable que l'on trouve à la pelle sur le net. Que pornographique ou pas on trouve plus de viande que de chair sur la toile, raison insuffisante cependant pour les brûler tous.
Quant à la déception de visiteurs de ne pas en voir plus en payants, après tout pourquoi faire payer pour la même chose? Demandant de l'argent (même très peu) on change de statut : le visiteur devient client et donc exigent. Le propriétaire d'un tel site ne peut pas s'étonner que le client en demande plus - tant qu'il le fait courtoisement, ou que l'on lui ai bien expliquer qu'il paira pour la même chose... -  mais est-ce que cela favorise la vente?

jeudi, mars 3 2005

A lire

"Penser la pornographie"

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