De bon matin, afin de commencer la journée dans mon habituelle bassine de café, mais ayant finalement résolu de ne pas faire chauffer l'eau par les voix ancestrales de la casserole sur le feu, je me résolu à faire un tour chez mon revendeur de farces et attrapes d'appareils électro-ménager, dans le but ferme et invariable de m'enquérir d'une bouilloire. A première vue, la chose ne semble pas être d'une difficulté insurmontable, et malgré des connaissances réduite en la matière, je pensais n'en sortir haut la main. Après quelques palabres avec la vendeuse - dont je vous épargne le détail -, nous - je - arrêtons notre choix sur un modèle présentant, à notre avis, un bon compromis prix/volume/qualité. Et hop, nous voilà voguant vers l'ordinateur pour sortir notre fiche et nous acquitter du règlement. Mauvaise surprise : l'objet de notre convoitise n'était plus en stock. Qu'à cela ne tienne, nous nous orientons vers un second choix qui semble ne pas être mauvais non plus, et sans différence notable de prix. Le produit est disponible, et m'en vais donc au fond du magasin retirer mon achat. Ventre bleu! (ou putain de merde, au choix) une erreur informatique - sans doute - et voilà que je découvre, tout aussi consterné que l'aimable garçon sensé me délivrer l'objet, que ma bouilloire, peau de zob, y'en a plus. 

Ma quête allait-elle s'arrêter là? devrais-je attendre un hypothétique prochain arrivage? Foutre merde, non!

L'objet tant chéri, est finalement là! Beau comme un obélisque, trônant dans la cuisine. 

Chez T... ils pensent à tout! Et faut-il voir dans le nom de ma bouilloire, une invitation sadique à user de l'eau chaude pour un autre usage que de se faire le thé ou le café ? Ah! les infortunes du marketing ...