Where are not what we do!!!
Par Stock le mercredi, janvier 16 2008, 19:05 - Hop! - Lien permanent
Après ce titre merveilleux, qui est une traction maison - si, si - et en français on dira que ça veut dire quelque chose du genre "nous ne sommes pas ce que nous faisons", ou "ne confondons pas le dessin et le dessinateur". Comment!!??? Une chose comme celle-ci est encore possible, dans notre monde civilisé - encore que y'a des projets en route pour bien bien finir la civilisation, ré-inventer l'ORTF et tout ça et tout ça. Et bien OUI! Cheminant tout tranquillement sur des book de modèles (pour un projet photographique tout ce qu'il y a de "respectable") je tombe régulièrement sur des avertissements du genre "pas de nue", "pas de vulgaire", "pas de porno", "pas d'escort", ... Bon, normal. Et puis tien, une un peu plus audacieuse : "J´accepte le nu artistique mais pas le charme ou plus encore... Alors pervers s´abstenir!" Et alors là, je dis non. Que l'on fasse le choix tout personnel de ne pas poser pour du "charme ou plus" c'est très bien, enfin, ça se conçoit. Que l'on assimile à un pervers (dans le sens commun du terme) un pauvre gentil monsieur parce qu'il fait des photos porno, c'est autre chose. C'est croire que l'art et l'artiste sont la même chose. Que penserait-elle si, par exemple, posant cependant pour du nu artistique (c'est le nartistique qui sauve tout), quelques intégristes mal débouchés l'assimilèrent à une pute! Ah!?
Croit-on que l'acteur endossant un rôle de schutzstaffel soit recruté parmi les rangs de nos plus brillantes organisations d'extrême-droite? ou lui accorde-t-on le crédit de n'être pas son rôle?
Commentaires
Curieusement, en français ce titre voudrait plutôt dire quelque chose comme « Où ne sont pas ce que nous faisons », ce qui serait en fait un beau titre de blog… Cela dit, il est évident que celle qui pose nue est une pute et celui qui la photographie un pervers, ou alors les mots ne veulent plus rien dire (à moins que ce ne soit le contraire)…
Pffttt .. même en anglais je fais des lapsus ... pourtant je pensais we are not et voilà que j'écris where ...
vous avez raison, la perversion n'est pas celle que l'on dit dans le "sens commun" du terme. Mais elle est commune à nous tous. Gentille, drôle, partageable, "échangeable" dans nos relations sensuelles, sexuelles.
Et oui, il est vrai que d'autres langues utilisent le terme "faire" et non pas "être" pour parler de leur rôles professionnels.
Ceci dit, un peu, beaucoup, trop (?) sérieusement, je suis une femme et je comprends aussi l'ambiguïté et la difficulté parfois à assumer certaines craintes et envies mêlées à exposer son corps. Que ce soit dans l'intimité ou pour en faire son job. Pour en vivre ? Exhibition devant l'un ou l'inconnu ? L'unique ou le multiple. Que faire du désir d'exister à travers l'image aujourd'hui ? Où est l'anonymat ?
Plus sûrement sur les centaines de sites mercantiles qui nous proposent à foison la consommation de nos désirs "communs" illustrés par des représentations stéréotyopées de fantasmes que nous serions des millions (milliards ?) à partager....
Alors, oui, je me réjouis (...) que votre site existe. Parce que penser à propos de nos corps, de nos sexes, et en parler, d'une autre manière, le suggérer, l'envisager, c'est ré-jouissant aussi !
bien bonne nuit à vous et à une suite dans le dialogue,
chris