Il y  quelques années, une émission de télé agitait un peu des choses. Michel Polac était aux commandes de ce bordel organisé - un peu. Ca s'appelait "Droit de réponse". Pour tout dire, il ne m'en reste pas grand chose en mémoire, mais quand même, une passe d'armes entre une ex-championne toute acquise à la cause de ce qui plus tard s'appellera le liberalisme, Marianne Goitschel et la réponse évidente (mais pas pour elle) d'un cinéaste plus marqué à gauche. Notre skieuse, en effet, ne comprenait pas, voire même s'insurgeait contre une injustice terrible puisqu'elle lâcha : "mais, enfin, je ne comprend pas pourquoi on prend toujours aux riches pour donner aux pauvres!" Si c'est pas de l'injustice ça, on ne sait pas ce que l'injustice est. Claude chabrol (le cinéaste) lui répliqua quelque chose comme :"mais, parce qu'on ne peut pas faire le contraire".

On ne peut pas faire le contraire! Est-ce si évident que cela de nos jours? 12 milliards d'euros (ce qui en francs pèse encore plus lourd, disons à la louche 78 milliards de francs ) pour "remerciement d'élection" ... on va pas aller les reprendre aux riches, ce serait ... peu décent ... et la décence, quand même, nous en avons des spécialistes dans nos beaux palais. Il semblerait, que faire le contraire, ça puise être une bonne définition pour le libéralisme... à méditer... peut-être... En tout cas prendre aux riches pour donner aux pauvres, ça semble de plus en plus être une idée d'un autre temps. Autres lieux, autres enjeux, même discours. La cérémonie des César est en préparation. On nous bassine avec "La môme" et sa superstar qui est en lice aussi pour les Oscar. Bref, petite interview du producteur (Alain Goldman) de ce "film" (y parait que c'est comme ça que ça s'appelle) riche de 11 "nominations". Pour tempérer et prévenir un possible échec, le producteur donc de nous expliquer (sur i-télé) que "ça part d'un bon sentiment" (les votes) mais que "on se dit on va aider le plus faible ... Mais c'est absurde." Ce producteur a bien fait de nous rappeler les valeurs de notre époque. Aider le plus faible! Franchement, quelle connerie!